Motive Moi
«Chacun porte son bonheur en soi.»
Witold Gombrowicz

Une autre citation ?

Être en accord avec soi-même

Écrit par Mickaël Gondry | 7th Jan, 2016 | Développement personnel

Après une relecture attentive de l’article concernant l’acceptation de soi, je me suis dit qu’il serait judicieux de développer l’idée. Je vais partir du principe que le soi profond est un noyau plus ou moins stable, et que le soi social est une coquille dont la robustesse varie selon la stabilité du noyau. Tu arrives à suivre jusqu’ici ? Cela parait un peu scientifique mais il n’en est rien, je n’ai même pas la prétention de dire que j’ai autant de connaissances dans le domaine. Une fois que l’on parvient à garder le noyau à sa forme finale – c’est-à-dire celle dont on a toujours rêvé, celle qu’on n’a même pas soupçonné, ou celle qu’on se découvre – il est important que notre personne complète suive son évolution. Ça aussi, ce n’est vraiment pas facile. Et puis, on n’a jamais dit que le développement personnel était un long fleuve tranquille après tout.

Ce que j’étais.

Moi-même j’ai longtemps cherché ma véritable identité. Comme pas mal de monde, je suis passé par cette période douloureuse où la naïveté de l’enfance est balayée comme un fétu de paille, ce moment où mille questions t’assaillent comme une meute de guêpes. C’est précisément là que ton noyau commence à partir dans tous les sens. Ton cerveau est mis à mal, saccagé par un monde extérieur que tu ne comprends pas et qui ne te comprend pas non plus ! Certains n’en ressortent pas indemnes et gardent cet esprit blessé, meurtri par toutes ces cicatrices. Il suffit qu’en plus, tu aies vécu des traumatismes à ce moment-là et c’est fichu.

Ce à quoi j’aspire.

On ne va pas se le cacher. Parfois on patauge dans un véritable bordel, pour être poli. Les rêves qu’on a eu se dissipent, on commence à en avoir d’autres mais par défaut, parce qu’on finit par se résigner. La lassitude de se faire assommer de sermons à propos de la dure réalité de la vie nous fait perdre espoir petit à petit. C’est difficile d’assumer ses idées idéalistes. Au meilleur des cas, on passe pour quelqu’un « d’optimiste » alors qu’on sait au fond de soi qu’on est « PLUS » que ça. Tout ce dont on a aspiré, toutes ces choses qui nous aidé à nous construire, sont remises en cause et c’est ça qui cause cette grande instabilité intérieure. A ce moment-là, tu comprends qu’il est dur de te faire valoir et de t’imposer par tes idées. Qui ne sont pas idiotes et qui peuvent même changer beaucoup de choses.

« Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ? Par la méditation, jamais, mais bien par l’action. » - Mohandas Karamchand Gandhi.

Après l’acceptation de soi…

Ça commence par cette pénible remise en question où tu te demandes si tu as ta place dans ce monde ou si tu vas l’avoir…ça passe par toutes ces expériences qui déterminent si tu es la personne qui ne se laissera jamais abattre ou celle qui se résignera… - je ne dénigre personne, c’est même humain d’abandonner dans certaines circonstances, parce qu’on n’a pas toujours le choix - mais tout cela ne doit te faire apprendre qu’une seule chose : si tu laisses tomber ou si tu continues d’avancer face à cette tempête, il faut que cela vienne de toi, il faut que ce soit ton initiative et pas celle qu’on t’a imposé par des discours bien ficelés qui t’ont manipulé. La société est manipulatrice, elle te montrera toujours les mauvais côtés de l’idée la plus géniale. Il faut que tu sois prêt à revendiquer les idées que tu défends, tant qu’elles viennent de ton cœur.

Jusqu’à ce que la coquille fusionne.

Si jamais tu as des doutes qui t’amènent à te demander « est-ce que j’ai moi-même choisi ce que j’étais ? » - en lisant cet article, tu te poseras peut-être cette question – alors il faut que tu les dissipes. C’est là où je veux te mener. Si tu veux faire quelque chose, fais-le. Si ça te déplait ou si ça ne t’amène que des ennuis, alors tu sauras que tu as emprunté le mauvais chemin, ou que tu n’étais pas encore prêt.

Une amie te disait d’oser, un autre te dit d’accepter tel que tu es, un autre t’apprenait le sens réel de mot échec, je te disais de croire en toi. Tout ce que tu as à faire, c’est de suivre ton instinct tout simplement. Quand tu seras en total accord avec toi-même, tu ne verras plus l’échec comme une fin. Tu oseras aller au-devant des choses même si on te juge ou qu’on t’offense. La procrastination ne fera plus partie de ton quotidien car chaque matin sera l’occasion pour toi de démarrer ou de reprendre tes projets. Et puis, surtout, tu pourras argumenter tes choix, te justifier si tu en as envie, et sentir la satisfaction t’envahir quand les gens te regarderont avec un air impressionné.

« C’est trop cool ce que tu fais ! »

Parfois, c’est sincère quand même.


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«Tu n'as jamais raté ta vie tant que tu peux remonter la pente.»
Julien Cardon

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